"Les villes ? On devrait les construire à la campagne, l'air y est tellement plus pur !"
(Groucho Marx).
Cette citation nous a été aimablement suggérée par Badis, visiteur assidu de notre blog et militant convaincu de la cause écologique.
Le quotidien "L'Expression" a publié, dans son édition du 17 Avril 2008, une très belle analyse du Pr Chems Eddine CHITOUR dans laquelle il établit un lien très étroit entre les changement climatiques, les intérêts égoïstes des grandes puissances et la faim dans le monde.
"... Cette faim dans le monde déshérité prélude sans conteste à la fin du monde par l´égoïsme des hommes, qui affame les hommes et qui rendra la planète invivable du fait des changements climatiques qui s´accélèrent".
Lire l'analyse du Pr. Chems Eddine Chitour.
A lire aussi, dans la même édition :
Les céréales, le soleil et les fausses pistes

Dessin paru dans le journal International Herald Tribune
Sous le thème "nous subissons les émissions de la plateforme pétrochimique, nous contrôlons nos véhicules", notre association a organisé, le 14 avril 2008, une action de sensibilisation au covoiturage à destination des travailleurs véhiculés de la plateforme pétrochimique de SKIKDA.
Cette action a consisté en la distribution, au niveau des postes d'accès à la zone industrielle, des dépliants aux employés véhiculés avec pour objectif de les inciter à adopter le système de covoiturage permettant ainsi d'émettre moins de gaz à effet de serre, de réduire la consommation des carburants et par voie de conséquence, de contribuer d'une part à la protection de l'environnement et d'autre part d'adhérer à la sauvegarde des besoins énergétiques des générations futures.
La technologie se met au service de l’environnement, au moment où le respect de ce dernier est devenu une condition incontournable pour la survie de l’homme. Un entrepreneur algérien a trouvé une riposte à l’utilisation des énergies non renouvelables qui sont à la fois périssables et source de nombreux soucis environnementaux. Mokhefi Sidali, président-directeur général d’Edielec, se propose de réduire cette dépendance aux énergies polluantes, par l’utilisation de lampadaires éoliens, susceptibles de produire de l’énergie électrique, respectueuse de la nature et à moindre coût. «C’est un vrai changement», dira le concepteur.C’est le tout premier système d’éclairage public fonctionnant de façon autonome et fiable, à partir d’énergies renouvelables, sans aucune consommation d’énergie fossile, fournissant un éclairage à zéro coût. «Le projet Edielec est né d’un constat simple. Selon les prévisions des experts, il faudra tenir compte d’une pénurie à plus ou moins court terme, de ressources énergétiques utilisées habituellement comme le charbon, le pétrole ou le gaz naturel», a affirmé l’invité de L’Expression. Le premier objectif de cette entreprise était de créer un produit autonome, capable de répondre aux besoins et contraintes du domaine de l’éclairage public. Les lampadaires éoliens sont faits à base d’énergie propre et renouvelable.
Pour ce qui est du choix du vent, M.Mokhefi dira qu’il «s’est vite imposé, puisque la répartition du soleil sur l’ensemble de l’année est inférieure à celle du vent».
L’éclairage public représente la grande part de consommation électrique pour le budget des communes, d’où le choix de la technologie éolienne qui propose une plus grande consommation électrique, à moindre frais.
Le système actuel en matière d’éclairage est, selon le patron de l’Edilec, «énergivore». Malgré les quelques évolutions, ces dernières années, l’équipement en éclairage des villes n’est pas toujours adapté aux besoins des usagers. L’entreprise propose une source lumineuse des réverbères, par une matrice de 42 Leds procurant une efficacité lumineuse de 57 lumens/W. Ces Leds sont orientés de façon à éclairer avec plus de précision une surface de 25mX6m, a expliqué M.Mokhefi.
Le principe des réverbères éoliens qui produisent un meilleur éclairage consiste en la pose d’un aérogénérateur optimisé pour les différents régimes de vent et capable de résister aux conditions météorologiques extrêmes. La turbine de cet aérogénérateur, aidée par le vent, même par une simple brise, produit de l’électricité qui est emmagasinée dans des batteries qui, à leur tour, restituent, de manière autonome, cette électricité, la nuit pour éclairer les routes, villages, balises, relais, zones dangereuses et même des bateaux de pêche.
Ce système d’éclairage est déjà utilisé dans les pays occidentaux. La technologie proposée par Edielec est fournie en association avec la société française Windeco, installée à Dubaï. «Notre stratégie actuelle est de s’installer dans les pays émergents. Nous avons une usine à Dubaï et en Inde et avons choisi de venir en installer une nouvelle, en Algérie, pour fournir à la fois le marché maghrébin et africain», explique Mokhefi Sidali. «La société projette de vendre, dans un premier temps, les réverbères puis de construire une usine de production d’énergie renouvelable et de ce fait, créer de l’emploi», a-t-il affirmé. Certaines de nos villes et villages manquent de luminosité nocturne. Les lampadaires éoliens peuvent se présenter comme la solution adéquate pour éclairer tous les recoins, même les autoroutes.
Interrogé sur les contacts que l’entreprise a établis, M.Mokhefi dira que «nous attendons la réponse des ministères de l’Energie et de l’Environnement que nous avons saisis par courrier. Pour l’heure, certains présidents d’APC et Sonelgaz ont montré un intérêt pour notre produit révolutionnaire». Dans le même ordre d’idées, une opération sera bientôt lancée dans la commune d’El Biar.
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| L’impact des changements climatiques sera plus important dans les pays pauvres, ceux-là mêmes qui ont le moins contribué à cette crise. |
El Djazaïri a rappelé que les maladies liées directement au climat (diarrhée, malaria...), et la sous-alimentation tuent plus de 3 millions de personnes dans le monde. Il a appelé les gouvernements à placer «la santé de l’homme au centre de leurs politiques concernant le phénomène des changements climatiques.»
Le secrétaire général des Nations unies, M.Ban Ki-moon avait, de son côté, mis en garde contre les effets néfastes des changements climatiques sur la santé (...), phénomène qui «menace la qualité et la disponibilité de l’eau et des produits alimentaires». L’impact des changements climatiques sera plus important dans les pays pauvres, ceux-là mêmes qui ont le moins contribué à cette crise mondiale. Certains pays africains souffriront d’une baisse de la moitié de leurs ressources en eau à l’horizon 2020. Lundi dernier, professeurs et experts de la santé ont déjà débattu, à Alger, de la problématique des influences négatives des changements climatiques sur la santé. Ainsi, une journée d’étude a été organisée à Alger à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.
L’Algérie a été l’un des premiers pays à avoir ratifié la convention-cadre des Nations unies. Kamel Djemaoui, sous-directeur du Plan national de la convention sur le changement climatique et protocole de Kyoto, a averti que «notre pays demeure très vulnérable aux changements climatiques». Les raisons en sont «l’aridité de son sol, la fragilité de ses ressources naturelles ainsi que sa dépendance économique vis-à-vis des hydrocarbures».
Prônant une meilleure prise en charge de l’ensemble des facteurs engendrant les maladies causées par le phénomène des changements climatiques, Mme Nadir Djamila, du ministère de la Santé, a informé l’assistance sur «l’impact du réchauffement sur l’environnement immédiat de l’homme et de sa santé.» Elle a cité «les risques cardiovasculaires, les accidents cérébraux et le cancer cutané».
Le Pr Ismaïl Benkaïdali, chef de service dermatologie au CHU Mustapha Bacha (Alger), a prévenu contre l’accroissement de pathologies «si la couche d’ozone s’amincissait encore». Le nombre de personnes victimes de cette pathologie peut augmenter à l’avenir, prévient-il. La cause? Les rayons ultraviolets, principal facteur favorisant cette pathologie, qui arrive à transpercer une couche d’ozone de plus en plus mince. Les effets sont déjà là. 370 cas de génodermatose, 28 cas de sclérose tubéreuse ont été enregistrés en 2003 en Algérie. Selon les estimations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le réchauffement de la planète «a causé en 2000, plus de 150.000 décès», et cette tendance s’amplifie avec les victimes de cyclones, tornades, feux de forêts, déplacements de populations...De son côté, le Dr Harrat Zoubir, de l’Institut Pasteur d’Algérie, a révélé que plusieurs foyers actifs émanent du «paludisme d’importation». Il précisera que l’apparition de cas de paludisme à Ouargla semble être liée à «la fluctuation du niveau de la nappe phréatique.»
(source : lexpressiondz.com)













