Retards fréquents, prix du carburant, risques accrus : beaucoup d'entreprises ne sont plus indifférentes aux modes de transport. "Quand elles recrutent un salarié, elles embauchent aussi sa voiture", note Marc Fontanès, fondateur de Mobility plus, une société de conseil.
A l'instar des agglomérations de plus de 100 000 habitants, tenues de mettre en place un plan de déplacement urbain (PDU), certaines directions des ressources humaines adoptent des plans de déplacement d'entreprise (PDE). Leur objectif : limiter "l'autosolisme", mot barbare inventé pour désigner le fait de circuler seul en voiture.![]()
Les entreprises encouragent en priorité le covoiturage, l'utilisation d'un seul véhicule par les salariés habitant le même quartier ou la même commune. "Les sites Internet montés par des collectivités locales pour développer le covoiturage ne fonctionnent pas très bien, observe M. Fontanès. Pour que ça marche, les gens doivent se rencontrer", poursuit-il. Dans certaines sociétés, on organise donc des petits-déjeuners entre voisins qui s'ignorent.
Sur le site de production de STMicroelectronics, à Grenoble (Isère), où l'on se targue d'avoir imaginé, dès 1999, le premier PDE, les employés sont incités à prendre leur bicyclette. La société distribue des kits comprenant un brassard fluorescent, un casque ou des éclairages, et a négocié avec la ville le prolongement de voies cyclables.
L'Institut hospitalier Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), constitue également un cas d'école. "4 500 personnes accèdent au site chaque jour, dont 2 400 salariés", explique Jacques Crespy, secrétaire général adjoint de l'Institut. L'hôpital, situé en pleine ville, était, jusqu'en 2006, desservi par deux lignes de bus inopérantes pour la plupart des salariés. "Il nous a fallu dix-huit mois de négociations pour obtenir du Syndicat des transports d'Ile-de-France la mise en place d'un bus spécial qui ne marque aucun arrêt entre la station de métro de Villejuif et l'Institut ; cela permet au chauffeur d'emprunter un itinéraire différent en cas d'encombrements", poursuit M. Crespy.
Désormais, 900 personnes choisissent quotidiennement cette navette. "A notre surprise, des patients l'empruntent également, au point que nous avons donné comme instruction au personnel de ne pas commenter les cas médicaux dans l'autobus", précise le responsable.
L'organisation d'un PDE repose sur une règle d'or : l'écoute des usagers. "Il est impératif de laisser les salariés formuler leurs objections et de les prendre en compte", explique ainsi Laurence Gouthière, chargée des transports à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise d'énergie (Ademe) dans la région Centre.
"Et si mon vélo est crevé ?", "Et lorsque le conducteur de la voiture n'arrive pas ?" sont les questions les plus fréquentes. Pour Mme Gouthière, la direction des ressources humaines peut proposer "des jokers, c'est-à-dire la possibilité d'effectuer, cinq fois par an, un aller-retour en taxi. Ce détail permet parfois de lever un frein psychologique".
Le plan doit aussi donner à chacun l'impression qu'il est récompensé pour ses efforts. Les cyclistes bénéficieront d'un hangar tout neuf, les équipes de covoiturage accéderont à un parking réservé. Une société avait même envisagé, avant d'y renoncer, une "prime à la chaussure" de 50 euros par an pour les salariés arrivant à pied...
Il suffit parfois de quelques aménagements pour convaincre un particulier de changer de mode de transport. "Lorsque le bus qui dessert la zone industrielle arrive à 7 h 30 et que la personne ne peut entrer dans les locaux qu'à 8 heures, il faut modifier l'horaire d'embauche", conseille M. Fontanès.
Les déplacements des salariés ne se limitent pas aux trajets domicile-travail. "On utilise sa voiture le matin pour conduire les enfants à l'école, entre midi et deux pour faire du sport, le soir pour des courses. Les courtes distances sont notre cheval de bataille", affirme Mme Gouthière.
Comme chez STMicroelectronics, à Grenoble, une solution consiste à installer dans les locaux un service postal dédié à l'expédition des lettres personnelles ou un kiosque consacré aux démarches administratives. Pascale Poblet, en charge du PDE, assure que "54 % des salariés utilisent un mode de transport alternatif", alors que cette société emploie 80 % de cadres et 75 % d'hommes, des catégories souvent habituées à utiliser une voiture individuelle.
Mais le résultat n'est pas aussi positif partout. "Dans certaines sociétés, on dépense beaucoup d'énergie mais, en un an, seulement une dizaine de personnes changent réellement de mode de transport", déplore Mme Gouthière.
(source: Le Monde.fr)
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Consciente des problèmes de pollution engendrée par l'utilisation "abusive" de la voiture, l'association BARIQ21 a organisé une campagne de sensibilisation au covoiturage à l'intention des travailleurs de la plateforme pétrochimique de Skikda par laquelle transitent chaque jour jusqu'à 4.000 automobilistes, la plupart étant des travailleurs se rendant sur leur lieu de travail seuls au volant.
Lire l'article sur cet évènement.
Télécharger le dépliant de sensibilisation au format PDF.
Embarquez pour les calanques de Cassis grâce à l'énergie solaire
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"Les pays en développement doivent avoir accès à une énergie non polluante à un prix abordable: c'est un préalable au développement durable. Ce Fonds favorisera les investissements privés et deviendra une véritable source de développement durable, en particulier pour l'Afrique", ont déclaré Louis Michel et Stavros Dimas, membres de la Commission Européenne, respectivement chargé du développement et de l'aide humanitaire, et chargé de l'environnement.
(Lire la suite sur enviro2B.com)
Tindo est le bus public d'Adélaïde en Australie, fonctionnant uniquement à l'électricité photovoltaïque. Le principe est similaire à un concept précédemment mis en place par la ville de Minneapolis, mais va plus loin, avec ce premier bus totalement électrique, rechargé grâce à la production d'une centrale solaire.Tindo (mot aborigène pour désigner le soleil) est un vrai bus, pouvant embarquer 45 passagers dont 2 en fauteuils roulants. Il a été conçu par Designline international, concepteur néo-zélandais, ayant utilisé pour l'occasion une base de la marque Man et des composants Siemens. L'engin aurait une autonomie de 200 km pour une vitesse de 76 km/h. Une minute de recharge permet d'acquérir une autonomie d'un kilomètre. Designline est aussi connu de ce coté du Globe pour ces bus hybrides.
La centrale photovoltaïque en construction est implantée sur la gare routière d'Adélaïde et développée en partenariat avec BP Solar. Elle produira annuellement 70 000 kwh. Ce bus servant à des courtes connexions sera totalement gratuit pour ses passagers.
Ceci ne fait qu'augmenter l'intérêt des solutions de production photovoltaïque combinée au fonctionnement de véhicules électriques, a fortiori avec des panneaux solaires de plus en plus performants, au bilan écologique global satisfaisant et au coût qui ne fait que baisser.
Une petite compagnie a décidé de rouler écologique en équipant sa flotte exclusivement de véhicules hybrides et en rachetant des crédits-carbone. EnviroCab, lancée le mois dernier, dispose d'une vingtaine de taxis blancs frappés de caractères verts, dans le comté d'Arlington (Virginie, est) dans la banlieue de la capitale fédérale, tous des véhicules hybrides de type Toyota Prius ou Ford Escape.
Pour réduire encore les émissions de carbone de ses taxis hybrides, EnviroCab rachète également des crédits-carbone et affirme être ainsi la première compagnie de taxis non-polluante de la planète.
"Le prix de la course est le même pour nos clients. Nous prenons sur nos bénéfices pour acheter des crédits d'énergie renouvelable et nous sommes fiers de fournir un service de taxi écologique", a indiqué à l'AFP Hans Hesse, 35 ans, fondateur de la compagnie.
"Nos clients adorent ça. Nos chauffeurs nous disent que dans une file d'attente de taxis devant un hôtel, les clients vont directement vers nos voitures sans respecter la file", assure M. Hess.
Plusieurs villes tentent de promouvoir les véhicules hybrides comme New York qui prévoit de changer son parc de 10.000 limousines de location et de transformer sa flotte de taxis jaunes en taxis verts aux technologies hybrides d'ici 2012.
(source : News.fr)













