Environnement - Une étude réalisée par Bio Intelligence Service et l'Ademe pour le fabricant Uniross montre que les piles rechargeables sont plus respectueuses de l'environnement que celles jetables.
De plus en plus critiqués pour leurs effets sur l'environnement, les produits jetables pourraient connaître une nouvelle victime : les piles. Une étude publiée récemment a mesuré et comparé l'impact environnemental de deux types de piles bâton, les Ni-MH rechargeables avec les traditionnelles alcalines de type AA.
Toutes les phases de leur cycle de vie ont été prises en compte : fabrication, mise en vente, utilisation et fin de vie, sur la base d'une quantité d'énergie produite d'1kWh ainsi que la fabrication des chargeurs nécessaires pour les piles rechargeables. Elle a constitué un éco-profil comprenant 5 indicateurs déterminant l'impact potentiel sur l'environnement : la consommation des ressources naturelles, les changements climatiques, la pollution à l'ozone, l'acidification de l'air et la pollution de l'eau. Elle mesure également l'impact des piles en termes de déchets.
Les résultats montrent que les piles rechargeables auraient un impact potentiel sur les ressources naturelles non renouvelables 23 fois inférieur à celui des piles jetables, 28 fois moindre sur le réchauffement climatique, 30 fois moins sur la pollution à l'ozone, 9 fois moins sur l'acidification de l'air et 12 fois moins sur la pollution de l'eau.
L'étude vient simplement confirmer par des chiffres une impression générale.

OSLO (Reuters) - L'année 2007 devrait être la deuxième la plus chaude depuis le début des statistiques climatiques, en 1860, et les inondations au Pakistan et la canicule en Grèce pourraient être un exemple des dérèglements que peut générer le réchauffement climatique, à en croire des experts.
"L'année 2007 est en passe de devenir la deuxième la plus chaude après 1998", a indiqué Phil Jones, directeur de l'unité de recherche climatique de l'université britannique d'East Anglia, qui fournit des informations à l'Organisation météorologique internationale (Omi), une agence de l'Onu.
"Elle n'est pas loin derrière et cela pourrait changer, mais cela me semble improbable", a-t-il ajouté en se basant sur des relevés de températures allant de janvier à avril.
En fin d'année dernière, Jones avait averti que l'année 2007 pourrait être plus chaude encore que 1998 en raison de la forte concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et de l'impact du phénomène météorologique El Nino dans le Pacifique.
Les experts soulignent que le réchauffement mondial des températures s'accompagnera d'une multiplication des épisodes climatiques extrêmes comme les sécheresses, les vagues de chaleur, les inondations ou les tempêtes.
Ils mettent en même temps en garde contre la tentation d'interpréter trop rapidement ces phénomènes, lorsqu'ils surviennent ponctuellement. La météorologie, font-ils valoir, est par essence inconstante.
PREPARER LES MUTATIONS
"Les événements extrêmes vont être plus fréquents", affirme cependant Salvano Briceno, directeur du secrétariat de la Stratégie internationale pour la limitation des catastrophes (UNISDR), agence onusienne basée à Genève.
Sur les 150 dernières années, les dix les plus chaudes ont toutes été enregistrées depuis 1990. La Nasa, qui a une méthode de calcul différente de l'Omi, considère 2005, et non 1998, comme l'année la plus chaude.
Un demi-millier de personnes ont péri la semaine dernière dans des tempêtes et des inondations en Inde, au Pakistan et en Afghanistan.
En Grèce, le mercure a atteint les 46 degrés, au moment où une vague de chaleur étouffe tout le sud de l'Europe.
Des pluies torrentielles arrosent le nord de l'Angleterre et certaines zones du Texas. 2007 aura ainsi été l'année la plus humide à Austin.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui procède de l'Onu, a établi avec un degré de certitude jamais atteint auparavant le lien existant entre le réchauffement climatique et les activités humaines. Selon les experts du Giec, la température moyenne du globe devrait augmenter de 1,8 à 4 degrés au cours du siècle.
Pour Briceno, la communauté internationale doit davantage se préparer aux mutations qu'engendrera nécessairement le réchauffement climatique et qui s'ajouteront aux bouleversements liés à l'augmentation de la population.
Malgré les risques d'inondations, de nombreuses villes côtières et agglomérations situées en plaine voient leur population continuer à croître.
(Source: Yahoo! Actualités)

PARIS (AFP) - Le diagnostic de performance énergétique devient obligatoire le 1er juillet pour toute location d'un logement, comme c'est le cas déjà depuis un an lors des ventes, a rappelé vendredi le ministère français de l'Ecologie.
"A compter du 1er juillet, toute signature d'un contrat de location d'un logement devra s'accompagner d'un diagnostic de performance énergétique", indique le ministère dans un communiqué.
"Ce dispositif vise à informer les propriétaires et les locataires sur la consommation énergétique du logement concerné et son coût et à mesurer l'impact sur l'effet de serre, responsable du réchauffement climatique", poursuit-il.
Le diagnostic doit enfin déboucher sur des conseils pour maîtriser sa consommation d'énergie.
Il doit être établi par un professionnel et afficher quatre types d'informations: caractéristiques du bâtiment et de ses équipements de chauffage - estimation de sa consommation annuelle d'énergie et son coût (avec son classement de A à G en fonction de ses performances) - quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise du fait de cette consommation - recommandations.

Montage de deux photos aériennes dont l'une à partir d'une caméra thermique, pour faire apparaître les déperditions
(Source: Yahoo! Actualités)

LYON (AFP) - Longtemps considérées comme un déchet ou une menace, dont il fallait se débarrasser, les eaux de pluie sont désormais perçues comme une ressource et même comme un élément majeur de valorisation de l'espace urbain.
Qualifiée par les spécialistes de la gestion des eaux pluviales de "rendez-vous incontournable", la 6ème conférence internationale Novatech (25-27/6) à Lyon, vise à faire le point des techniques les plus innovantes dans ce domaine.
"Pendant 150 ans on a considéré l'eau de pluie comme une menace car elle risquait d'inonder la ville (...), depuis 20 ans on se dit que c'est une ressource", explique à l'AFP Bernard Chocat, président du comité scientifique de Novatech.
Une ressource "en tant que matière" mais aussi "pour aménager l'espace". "C'est une façon de structurer la ville, de l'organiser autour d'espaces verts. On va construire un quartier autour d'un plan d'eau et organiser l'espace autour d'un relief", explique M. Chocat.
D'où "une très forte participation de paysagistes, d'architectes, d'urbanistes qui sont en train de s'approprier les (nouvelles) techniques", se félicite-t-il. "Les gens qui continuent à utiliser les vieilles technologies pour gérer l'eau de pluie sont sur le mauvais versant car le sens de l'Histoire c'est de changer les modalités de gestion et utiliser les techniques alternatives", assure-t-il.
Dans ce domaine, la "compétence lyonnaise" fait figure de "référence internationale". "Ce qui est spécifique à Lyon, c'est la volonté d'asseoir ce développement technologique sur un effort de recherche et des connaissances scientifiques solides", explique ce professeur à l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées).
Parmi les technologies développées à Lyon : l'utilisation de filtres plantés de roseaux, sorte de marécage artificiel construit pour épurer l'eau.
"Ce n'est plus un ouvrage au sens traditionnel, il faut rajouter de la biologie, de l'écologie car c'est un système vivant qui évolue, et de la sociologie, - comment les gens acceptent ça en ville-", souligne M. Chocat.
"Avant, l'assainissement consistait à drainer des marécages, et là c'est complètement inverse, l'assainissement c'est reconstruire des marécages", observe-t-il. C'est, selon l'expert, "une révolution au sens propre, qui a commencé il y a 25 ans et a évolué par niches".
Avec ses bassins d'eaux pluviales traités comme des lacs d'agrément, la Zone d'Activité de la Porte des Alpes, près de Lyon, est un exemple de l'intégration des eaux pluviales dans la conception urbaine.
Il n'y a pas de solution unique pour limiter les risques d'inondation et diminuer la pollution. Toitures végétalisées stockantes, chaussées à structures réservoir dans les villes sont autant de "technologies douces" pour y parvenir.
Autre exemple de réalisation: dans le centre historique de Berlin, la gestion des eaux pluviales s'est faite sans réseau, avec des grands bassins minéraux ayant une fonction esthétique.
"Ce sont des sculptures, selon M. Chocat, qui intègrent l'eau et ça joue un rôle bio-climatique: l'eau s'évapore après l'orage, elle absorbe de la chaleur et fait descendre la température de 3 à 4 degrés".
Après "Velib", la ville de Paris va-t-elle mettre en place un "Voitlib" ? C'est en tout cas l'idée de Bertrand Delanoe. L'objectif étant de désencombrer les rues et de lutter contre la pollution.
Le maire de la capitale a ainsi annoncé, le 15 juin sur RMC et BFM TV, la mise en place, « avant la fin de l'année », d'un dispositif de « voitures non-polluantes en libre-service » sur le mêmes modèle que le système de location de vélos. Des petits véhicules urbains seraient ainsi disposés dans plusieurs points de la capitale, disponibles à la demande 7j/7 et 24h/24 sur réservation par téléphone ou Internet.
Reste à savoir quelles seront les voitures retenues. Une chose est sûre, elles ne seront pas uniquement électriques, « parce que ce n'est pas tout à fait au point », a souligné Bertrand Delanoe.
(Source: www.news.fr)












