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Mercredi 06 Juin 2007

Le Vatican se convertit aux énergies renouvelables. Le Saint-Siège va profiter de la rénovation prochaine du toit d'un de ses bâtiments pour le couvrir de panneaux solaires qui feront écho aux préoccupations écologiques du pape Benoît XVI.

Les dalles en ciment du toit de la grande salle Paul VI, surtout utilisée pour les audiences générales du pape en hiver et par mauvais temps, seront remplacées l'an prochain, a précisé mardi Pier Carlo Cuscianna, l'architecte du Vatican qui a eu l'idée de l'installation.

Grâce au soleil romain, le toit fournira assez d'énergie pour chauffer ou rafraîchir la salle de 6.300 places ainsi que pour l'éclairer. "Et comme l'auditorium n'est pas utilisé tous les jours, l'énergie excédentaire sera injectée sur le réseau électrique du Vatican et pourra servir dans d'autres services", a expliqué l'ingénieur.

Il assure que le pape est au courant du projet. L'étude de faisabilité, qui souligne les économies qui seront générées par le système, cite plusieurs discours dans lesquels Benoît XVI a pris la défense de l'environnement.

Le pape avait notamment regretté "l'utilisation déséquilibrée de l'énergie" dans le monde. Et l'été dernier, il avait appelé les chrétiens à s'unir pour prendre "soin de la création sans gaspiller les ressources" et à les partager "de façon conviviale".

L'auditorium construit en 1969 par l'architecte Pier Luigi Nervi devait être rénové et le remplacement des dalles de ciment abîmées se fera sans bouleverser l'esthétique d'origine: Les panneaux photovoltaïques auront en effet la même forme et presque la même couleur.

Le Vatican envisage de répéter l'opération sur d'autres toits. Mais les nombreux monuments historiques ne seront évidemment pas concernés.

(Source : Associated Press)

Mercredi 06 Juin 2007

La gare de Perrache enveloppée par un mur végétal dépolluantLa création de ce mur, à Lyon, est une première mondiale. Le premier bloc, sur les quatre prévus, habillera en septembre un silo de 400 m² dans le style des colonnes de Buren.

Le concept est né dans l'esprit d'un entrepreneur passionné de développement durable. Ainsi, pour Pascal Peleszezak fondateur de Canevaflor, un mur végétal n'a pas qu'une vocation décorative. Il peut aussi servir d'isolant, en économisant l'énergie des bâtiments, absorber les sons et dépolluer l'air.

La terre qui sert de matériau de base est constituée d'un mélange léger et compact de matières minérales et organiques, un substrat de tourbe, de perlite, de fibre de coco et de pouzzolane. Le tout repose sur une structure composée de cellules grillagées, en acier galvanisé 100% recyclable. Sa densité uniforme évite les ponts thermique et phonique. À l'intérieur, courent des conduites d'eau et d'air pour l'irrigation et la ventilation. La structure monobloc dispense de raccordements et limite les éventuelles fuites.

Il reste sec et sans odeur. C'est indispensable en milieu urbain. « Nous connaissons la capacité de notre mur à retenir l'eau et celle des plantes à l'absorber. L'irrigation est pilotée par le centre météorologique local qui envoie chaque jour les informations sur la météo du lendemain aux électrovannes qui régule la quantité d'eau nécessaire en fonction de la pluviométrie, de l'hygrométrie et de la chaleur », explique Pascal Peleszezak. Les capteurs contrôlent le débit des électrovannes et signalent les éventuelles fuites. Des sondes dans la terre vérifient l'humidité. Comme l'eau à tendance à descendre par gravitation, le haut est légèrement plus arrosé, le milieu un peu moins et le bas très peu.

De l'air, de l'air

La végétation est composée de plantes primaires aux capacités dépolluantes importantes, d'espèces aux feuillages caducs et de fleurs. L'exposition, les besoins en eau de la région, l'esthétique en hiver ont également été pris en compte. Un mètre carré de mur équivaut à une surface de 5 m² de feuillage. Ensuite, les plantes feront leur travail de photosynthèse.

À l'intérieur du mur, un cheminement de conduites pulse l'air dans le substrat, sur le même principe qu'une VMC (Ventilation mécanique contrôlée). Les particules polluantes et les gaz à effet de serre sont aspirés et fixés par la terre humide. Les tests réalisés par l'université de Chambéry ont démontré que 90% des particules polluantes sont ainsi traitées naturellement par phytoremédiation. Les polluants sont précipités et dégradés par des bactéries et les résidus absorbés par les plantes. Le mur de Perrache filtrera des milliers de mètres-cubes d'air, une goutte d'eau dans un environnement citadin. Il complètera ainsi d'autres murs végétaux mis en place dans les arrondissements lyonnais.

« La capacité de retraitement du mur reste expérimentale » précise Pascal Peleszezak, « nous ne connaissons pas sa limite de saturation mais notre procédé permet de changer le substrat s'il le faut ou de le rincer ». Canevaflor devrait installer en 2008 d'autres murs végétaux dépolluants, pour la tour d'AXA à la Défense, près de Paris, et la gare de Lorient, en Bretagne.

(Source : www.news.fr)

Mercredi 06 Juin 2007

Nicolas HulotL'écologiste français Nicolas Hulot n'attend pas tout du G8 en matière de lutte contre le changement de climat. Mais il estime que, démocrate ou républicain, le successeur de Georges Bush devra se rallier à des objectifs contraignants, sous la pression de l'opinion américaine.

La mobilisation internationale autour de la question du climat est un signe que "la position européenne finit par payer", estime Nicolas Hulot. "Ce qui se passe aujourd'hui est assez prévisible, et il faut raisonner maintenant dans l'après Bush", a déclaré le militant écologiste au journal français "La Tribune", en marge d'une réunion à Berlin d'un groupe d'experts dont il fait partie pour conseiller le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sur la politique énergétique européenne en lien avec la lutte contre le changement climatique.

"Quel que soit le successeur [du président américain], qu'il soit démocrate ou républicain, il rejoindra les objectifs contraignants pour l'après Kyoto", veut-il croire. Il voit pour cela des signaux provenir "de l'intérieur des Etats-Unis où la pression monte dans l'opinion américaine, les milieux affaires et religieux", et le fait que beaucoup d'américains ont déjà payé un "lourd tribut aux aberrations climatiques".

Quelques minutes auparavant, José Munel Barroso avait affirmé lors d'un point avec la presse précédant le sommet du G8 à Heiligendamm que cette réunion devait "permettre un pas supplémentaire. Ce ne sera pas la fin, ni même le début de la fin, mais ce doit être la fin des balbutiements de notre lutte contre le changement climatique". S'agissant de la Chine et des Etats-Unis, qui ont chacun proposé leur initiative de protection du climat, il a estimé que "toutes les contributions sont les bienvenues, mais elles doivent être placées dans le cadre de l'Onu" qui chapeaute depuis l'origine les négociations sur le climat.

Si l'Europe joue aujourd'hui un rôle de leadership dans la politique de lutte contre le changement du climat, Nicolas Hulot le voit notamment dans le fait qu'en Grande-Bretagne, c'est Gordon Brown, le ministre de l'Economie et des Finances du Royaume-Uni et successeur annoncé de Tony Blair comme Premier ministre, qui a commandé le rapport Stern sur l'impact économique du changement climatique présenté en octobre 2006. D'autre part, "la chancelière allemande Angela Merkel est sur une ligne offensive, Nicolas Sarkozy veut en faire sa priorité, l'Union Européenne a des objectifs contraignants donc il va peut-être sortir quelque chose d'Heiligendamm", prévoit-il.

Les objectifs contraignants en matière de protection du climat sont importants selon Nicolas Hulot, car ils obligent à se mettre d'accord sur des niveaux d'émissions de gaz à effets de serre, alors que les Etats-Unis refusent pour le moment d'entrer dans cette logique. "Diviser par 4 ou 2 ces émissions pour certains Etats, cela se fera pas à la marge", note l'écologiste. Au-delà de fixer des quotas, il milite pour l'établissement d'une "taxe carbone" sur les émissions diffuses, c'est-à-dire liées au transport (aérien et maritime compris), au logement, à l'agriculture, mais n'est pas encore parvenu selon ses propres termes à rallier le président de la Commission sur ce sujet.

Nicolas Hulot ne sera pas présent ces prochains jours à Heiligendamm: "le vrai rendez-vous est à Bali", assure-t-il, en voulant s'impliquer dans les travaux préparatoires de la prochaine conférence de l'ONU à Bali (Indonésie) en décembre prochain. Celle-ci doit donner le départ de négociations pour un protocole de l'après Kyoto visant à lutter contre le changement climatique.

(Source)

Mercredi 06 Juin 2007

VANCOUVER (AFP) - Réduire les émissions de CO2, responsables du réchauffement climatique, à 0% pour le secteur aérien n'est pas un voeu pieux selon l'association du secteur IATA, qui réclame l'union des forces entre constructeurs, transporteurs et pouvoirs publics.

"Avancer ensemble dans la même direction", tel est le credo de l'IATA pour pouvoir réaliser cet objectif d'"émissions de CO2 0%" d'ici 2050. Mais cet objectif, annoncé lors rassemblement annuel de l'association, à Vancouver (Canada), a été accueilli par certains avec scepticisme.

"Avec la perspective d'un trafic aérien en croissance continue, (...) les marchés émergents et les déplacements d'affaires liés à la mondialisation, nous avons de quoi avoir des sueurs froides", a reconnu Michael Levine, chercheur de l'université de New York (NYU).

D'ici à 2020 et en dépit des efforts actuels --le secteur vise des économies de consommation de carburant de 25% d'ici 2020--, la contribution de l'aviation civile mondiale aux émissions de CO2 sera passée à 3% contre 2% actuellement.

"Notre industrie ne peut pas prétendre être exempte du droit à polluer sous prétexte qu'elle est essentielle, mais à mon avis, cela n'a pas de sens de viser le 0%", a lâché M. Levine.

Des propos relayés par le patron de Malaysian Airlines, Idris Jala: "d'un point de vue technologique, je ne crois pas au 0%, mais je crois dans notre responsabilité à afficher nos efforts pour faire au mieux".

Le patron de l'IATA Giovanni Bisignani estime que les solutions pour réaliser cet objectif de 0% doivent se concentrer sur la technologie, les avionneurs et les pouvoirs publics, régulateurs et gouvernements confondus.

"Je suis sûr que la recherche peut trouver des solutions pour atteindre ce 0% d'ici 50 ans", a-t-il déclaré.

"Quand on regarde les carburants propres, on voit qu'une consommation plus propre d'énergie est possible", a-t-il indiqué en référence aux véhicules propres dans l'automobile.

Du côté des avionneurs, des efforts sont encore à faire, donc, même si les nouvelles générations d'appareils, entre le 787 de l'Américain Boeing et les A350 et A380 de l'Européen Airbus, "sont déjà sur la bonne voie", selon les propos de Robert Milton, patron d'Air Canada.

Selon une étude de l'IATA, "un avion aujourd'hui consomme en moyenne 3,5 litres pour 100km par passager, ce qui est équivalent à la consommation d'un véhicule compact, mais avec une vitesse de transport six fois plus élevée".

Le futur 787 de Boeing (NYSE: BA - actualité) , promis pour l'heure comme l'avion le plus économe du marché, doit faire baisser cette consommation moyenne sous les 3 litres, affirme l'IATA.

Mais au-delà des avionneurs et des compagnies aériennes, qui ont des leviers d'action limités pour économiser le carburant --itinéraires, utilisation des moteurs sur le tarmac, remplissage de l'appareil...-- il faut plus que jamais "un schéma d'action global, une approche commune des nouvelles technologies", a plaidé le patron de Lufthansa, Wolfgang Mayrhuber.

"La technologie trouvera toujours des solutions à tout", affirme cet ingénieur de formation. "Nous en sommes au début, mais in fine, il faut compter sur une collaboration des avionneurs, des compagnies, et par dessus tout des régulateurs".

L'idée est de parvenir à un standard qui puisse être imposé au niveau mondial, et dans cette perspective, la seule instance capable d'y parvenir sont les Nations unies, via son instance OACI (Organisation de l'aviation civile internationale), selon le patron de l'IATA.

"La question de l'aviation civile faisait partie du protocole de Kyoto", a-t-il rappelé, avec un engagement à trouver une solution d'ici 2007 via l'OACI.

"L'OACI se réunit en septembre, nous attendons avec impatience leurs propositions", a-t-il conclu.

Mardi 05 Juin 2007

La Journée Mondiale de l’Environnement (JME-2007) est organisée pour la Deuxième fois à l’université 20 août 1955 de Skikda.

Skikda est une ville connue surtout pour sa zone industrielle pétrochimique. La pollution des eaux constitue de ce fait une préoccupation majeure pour les scientifiques et les industriels de la région.

JME-2007 se veut être un forum qui permettra aux chercheurs de présenter leurs récents travaux relatifs à la pollution et le traitement des eaux, mais également d’échanger leurs expériences et de tisser (ou de consolider) des liens de coopération.

Cette rencontre ambitionne aussi d’encourager la collaboration entre les laboratoires de recherche des universités d’une part et le milieu socio-économique d’autre part.

Programmée sur une journée (05 juin 2007), la JME-2007 (sans frais) sera organisée sous forme de conférences plénières, de communications orales et de séances posters.

(Source : http://www.univ-skikda.dz/JME2007.pdf)

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