
La mise au point est française, mais le concept va aussi être exploité par le constructeur indien Tata. Après la signature officielle, il y a quelques mois, voici les détails de cette petite citadine révolutionnaire.
Simplicité et performances environnementales, voilà deux atouts qui ont convaincu le géant de l'automobile indien Tata à racheter la technologie du moteur à air comprimé développée par le groupe MDI. Il faut avouer que l'idée ressemble à la solution miracle. Celle qui consiste à rouler sans polluer et pour un coût proche de zéro.
L'approvisionnement de ces bouteilles est assuré par un compresseur embarqué. Pour faire le plein, l'utilisateur doit relier sa voiture à une prise de courant domestique. Un principe qui n'est pas sans rappeler celui de la voiture électrique, excepté qu'il n'y a pas, avec la CityCats, de batteries lourdes et compliquées à recycler. Il lui en coûtera environ 1,5 euro pour un plein de 200 litres effectué la nuit. Quant à l'autonomie, elle reste acceptable pour un usage urbain. MDI annonce un parcours de 80 km avec le même air.
Applicable aux tracteurs, bateaux et avions
Au volant, la petite voiture surgonflée se conduit comme une voiture classique. Le poids réduit (870 kg) et l'excellent rendement de son moteur bicylindre devrait permettre de compenser la faible puissance (25 ch).
Au-delà de la technique, le projet présente une forte dimension écologique. MDI a licencié sa technologie pour permettre l'implantation d'unités de production au plus proche des villes. Ces usines-concessions permettront de supprimer le problème de la pollution liée au transport des voitures par camion.
Guy Nègre, dirigeant fondateur de la holding MDI, travaille sur le concept de la CityCats dès 1990. Huit ans plus tard, la première CityCats roulait dans les rues de Brignoles, dans le Var. Son idée d'utiliser l'air comprimé pour alimenter un moteur n'est pas réservée à la voiture. Elle peut aussi être utilisée pour des minibus, des tracteurs, des bateaux, des avions légers et des groupes électrogènes. Les applications ne manquent pas. MDI travaille actuellement sur la mise en place de sa propre chaîne de production. La première voiture montée devrait être commercialisée en Europe courant 2008.
(Source : www.news.fr)
Le pendule et la cornemuse ! C'est en s'inspirant de ces deux instruments qu'Alain Clément, chercheur au Laboratoire de mécanique des fluides de l'école centrale de Nantes, a conçu Searev (Système Electrique Autonome de Récupération de l'Energie des Vagues), une machine à transformer en électricité l'énergie des vagues. Un "gisement" potentiel de 2500 watts par mètre carré, contre 400 pour l'éolien et 150 pour le solaire.
Le Pendule: il s'agit, en l'occurrence, d'un volant excentré fait d'un cylindre de béton à axe horizontal, de grand diamètre, dont la moitié supérieure est évidée. L'essentiel de la masse est donc concentrée dans la moitié basse. D'où l'effet pendule.
La cornemuse: des accumulateurs hydrauliques à haute pression, comme le sac d'air de l'instrument de musique, se remplissant par à-coups, mais se vidant en continu.
Le principe
Enfermé dans une coque totalement étanche – capable de faire sans dommage par mer extrême un tour complet – le pendule reste vertical tandis que les vagues font tanguer le flotteur. Les mouvements relatifs du pendule et du flotteur entraînent des pompes hydrauliques, qui chargent les accumulateurs à haute pression. Ces derniers livrent leur énergie à des moteurs hydrauliques, qui entraînent des générateurs d'électricité. Le tout est contrôlé, en temps réel, par "un système intelligent qui devrait multiplier, au moins par trois, l'énergie récupérée", estime Alain Clément.
"Le projet en est à la fin de la phase de R&D. Une maquette prototype au 1/12, complètement instrumentée, commencera ses essais dans notre bassin à vagues à la rentrée", précise le chercheur. Quant au "houlomoteur" grandeur réelle – 24 m sur 14, 1 000 tonnes, dont 400 pour le seul pendule –, il devrait atteindre une puissance de 500 kW électriques. Présenté au dernier Congrès mondial des énergies renouvelables à Aberdeen en Écosse, Searev a rencontré un vif succès.
Pour constituer une ferme houlomotrice, on ancrera, en formation serrée, par 30 à 50 m de fond, à 5 ou 10 km des côtes, une flotte de plusieurs dizaines de modules Searev soigneusement balisée pour ne pas gêner la navigation. En cas d'avarie à bord d'un des modules, les autres continueront à produire de l'électricité. Facile à décrocher et à remorquer, l'unité en avarie pourra être réparée dans un chantier naval portuaire, puis remise en place.
L'impact sur l'environnement ? Depuis la côte, la ferme houlomotrice, dont les flotteurs se trouvent au ras de l'eau, sera quasiment invisible, contrairement aux éoliennes en mer, une pollution visuelle qui déclenche des réactions de rejet de plus en plus nombreuses. Et bien sûr, pas de gaz à effet de serre...
Source: CNRS
Le groupe laitier Theo Müller a annoncé qu'il se lancerait, d'ici la fin de l'année, dans la production de bio-éthanol à partir de résidus du lait, ce qui constituera, selon lui, une première mondiale.
Le groupe a investi 20 millions d'euros pour développer un procédé qui permettra de produire de l'éthanol à partir du petit-lait (ou lactosérum), sous-produit obtenu lors de la fabrication du fromage. Cette matière première, qui jusqu'à présent était éliminée, est quasiment gratuite, ce qui en fait un concurrent sérieux par rapport à d'autres produits végétaux, comme l'orge ou la betterave sucrière, qui nécessitent des superficies arables importantes.
L'entreprise espère produire d'ici 2008 dix millions de litres de bio-éthanol "laitier", dans une usine construite à cet effet à Leppersdorf, près de Dresde, a précisé M. Müller, PDG du groupe Theo Müller.
Cette annonce survient alors que les ministres européens de l'énergie se sont mis d'accord en février 2007 pour s'imposer comme objectif une incorporation de 10% de bio-carburants dans les carburants consommés par les véhicules de l'Union européenne d'ici 2020.
Source: BE Allemagne numéro 328 (29/03/2007) - Ambassade de France en Allemagne
Des sociétés sud-coréenne et allemande ont annoncé le 9 mai leur alliance en vue de la construction, en Corée du Sud, d'une centrale photovoltaïque appelée à devenir la plus grande au monde.
Dongyang Engineering and Construction Corp a indiqué qu'elle allait coopérer avec l'allemand SunTechnics en vue de la construction de la centrale d'ici novembre 2008 (à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Séoul) pour un investissement de 169 millions de dollars.
L'installation, d'une superficie de 600.000m2 (soit 80 terrains de football), aura une capacité de production de 20MW. Elle devrait fournir 27GWh par an, soit l'équivalent de la consommation électrique de plus de 6.000 foyers, et permettre ainsi d'éviter, sur 15 ans, l'émission de 300.000 tonnes de CO2. La Corée du Sud, onzième économie mondiale, importe la totalité du pétrole qu'elle utilise.
Source: BE Allemagne numéro 335 (18/05/2007) - Ambassade de France en Allemagne
El Hierro, dans l'archipel des Canaries, va devenir la première au monde à utiliser des ressources énergétiques totalement écologiques. Ainsi le réseau électrique sera alimenté par un circuit de production interconnecté, composé d'une centrale hydroélectrique reliée à deux réservoirs d'eau, d'éoliennes et d'un système de pompage.
« La majorité de l'énergie récupérée par le réseau de distribution proviendra de la centrale hydro-électrique » précise le gouvernement espagnol. Le système de pompage, qui sera utilisé pour remplir l'un des deux réservoirs de la centrale, sera alimenté par les éoliennes. Ces mêmes éoliennes serviront aussi à alimenter deux usines de dessalement d'eau de mer.
« Avec ce système, nous réussissons à transformer une source d'énergie intermittente en un approvisionnement contrôlé et constant d'électricité », souligne les autorités espagnoles. Une centrale thermique existante sera utilisée en secours pour pallier un éventuel manque d'eau et de vent.
L'investissement de plus de 54 millions d'euros permettra d'éviter l'émission de 18 700 tonnes de CO².
(Source : www.news.fr)













