Si on trie et récupère 43.000 bouteilles et flacons en plastique, on peut économiser une tonne de pétrole.

"Théoriquement, un millième de la superficie des déserts suffirait à couvrir la demande mondiale en électricité".
Un projet, lancé en juillet 2006 par l'entreprise britannique Microsharp et financé par le Carbon Trust, consistant à fabriquer un nouveau système pour la concentration du rayonnement solaire, est actuellement en cours de développement. Il s'agit d'un film optique en plastique dans lequel sont incrustés de minuscules prismes (environ 50 micromètres sur 30 micromètres), avec un revêtement de surface autonettoyant, qui est produit à faible coût.
En effet, c'est dans le cadre du programme de financement Applied Research Grant Programme proposé par le Carbon Trust que Microsharp, spécialisée dans la fabrication de films optiques pour de multiples applications, a obtenu 175.000 livres (environ 260.000 euros) pour mettre au point un système "bon marché" adaptable aux systèmes solaires photovoltaïques. Jusqu'ici, la technologie solaire photovoltaïque sur de grandes surfaces nécessitait des panneaux solaires très larges avec des quantités de silicium conséquentes ou des systèmes de grosses lentilles inclinées très onéreuses permettant de focaliser la lumière (seule solution autorisant l'utilisation d'un petit nombre de cellules de silicium).
Le procédé de production proposé par Microsharp se fait de bobine à bobine, ce qui permet de réaliser d'importantes économies, tout en assurant une structure précise et uniforme. De même, la découpe de cette structure doit se faire au diamant pour respecter la précision et la cohérence des différents éléments du film, avant l'incrustation des prismes.
Finalement l'ensemble des prismes du film agit comme des lentilles de Fresnel inversées pour permettre de focaliser en une zone réduite le rayonnement reçu sur une plus grande région. Ainsi Microsharp réussit à réduire la quantité de silicium nécessaire à la conversion électrochimique de l'énergie solaire tout en utilisant un système de focalisation à faible coût. L'objectif reste donc de s'assurer que la dépense nécessaire à la production du film n'excède par le montant de l'économie réalisée sur le stock de silicium.
Pour l'instant, le film produit permet de concentrer le rayonnement reçu sur une fine ligne. L'étape suivante consistera à focaliser le rayonnement reçu en un point unique, diminuant encore les besoins en silicium, une matière première de plus en plus chère. De même, Microsharp devrait bientôt travailler avec Hydrogen Solar, société britannique qui travaille sur des nouvelles technologies de production d'hydrogène extrêmement pur, afin de conjuguer leurs deux compétences pour produire de l'hydrogène durablement (par photolyse).
(Source: www.techno-science.net)
L'objectif de "Double Top" est d'évaluer l'impact du réchauffement climatique. Munis de capteurs solaires pour alimenter le matériel électronique, les explorateurs vont poser des mini-balises Argos pour suivre par satellite des mouettes.
En marge de l'Année polaire internationale (2007-2008), une expédition de passionnés du Pôle, "Double Top", s'apprête à traverser le Groënland pour y mener plusieurs travaux scientifiques. L'autre but est de sensibiliser le public au réchauffement climatique, « au chaos climatique », précise Yves Paccalet, président de Green Cross France qui soutient l'expédition. Et de rappeler que le Groënland est, selon la formule popularisée par Al Gore, « le canari dans la mine » : les changements du climat l'affectent plus vite et plus fort que le reste du globe.
L'expédition est originale à plusieurs titres. D'abord par son financement : un budget de 200 000 euros provenant pour l'essentiel d'entreprises et de financiers. Cette aventure est ainsi emmenée par Luc Hardy, un amateur d'exploration et un capital-risqueur. Mais l'entreprise se démarque également par ses participants, puisque Double Top comprend six adultes, dont quatre chercheurs du GREA, le Groupe de recherches en écologie arctique, et quatre enfants de 4 à 16 ans, témoins symboles des prochaines générations.
Du 18 juin au 18 juillet, ils se rendront au sommet le plus haut du Groënland et à son extrémité nord, d'où l'expression "double top". Ils effectueront des analyses et prélèvements sur la faune et la flore, ainsi que des relevés cartographiques des zones terrestres les plus septentrionales du monde.
Des balises solaires très très durables
L'alimentation de tous les équipements électroniques, appareils photo, ordinateurs ou téléphones satellite, sera assurée par panneaux solaires Global Solar. Un équipement pliable qui, grâce à un soleil rayonnant 24 heures sur 24 en été, permettra de publier quotidiennement photos et articles sur le site de l'expédition.
Autre ressource technologique : les balises Argos placées sur les mouettes ivoire pour étudier les déplacements de cette espèce menacée de disparition. Deux ou trois de ces balises, alimentées avec des piles, seront programmées pour émettre vers un satellite 4 à 6 heures d'affilée à intervalles donnés, ce qui permettra de garantir leur fonctionnement pendant plusieurs mois. Une question qui ne se pose pas pour la dizaine d'autres balises alimentées à l'énergie solaire. Pesant 12 g, elles seront fixées sur le dos des oiseaux avec une cordelette en Teflon passant sous les ailes.
Leur capacité à supporter des conditions extrêmes (-40 voire -50°C) a été expérimentée sur le bateau Tara, qui doit dériver sur la banquise jusqu'au printemps 2008. « L'appareil a émis jusqu'à l'hiver, et lorsqu'en mars le soleil est revenu sur la ligne d'horizon, l'émission a repris sans problème », indique Olivier Gilg, du GREA, directeur scientifique de l'expédition. Avec des températures plus clémentes, la balise solaire installée sur une cigogne suivie en Allemagne vient de battre un record. Elle fonctionne toujours depuis sept ans. On ne peut que souhaiter aux endurantes mouettes ivoire de connaître aussi une longue vie malgré le réchauffement qui menace leur écosystème.
(Source : www.new.fr)












