Lundi 21 Juillet 2008

Les coupures d’électricité figurent parmi les désagréments les plus redoutés par les citoyens algériens. Ils doivent, en principe, passer un été sans surprises. «On devrait passer un mois d’août sans problème», a déclaré, sur les ondes de la Radio nationale, le patron de la Société nationale de l’électricité et du gaz. Il l’a dit sans ambages et il semble confiant.
Il ne faut pas, cependant, perdre de vue que des pannes, sans toutefois grandes conséquences, peuvent surgir à tout moment. La consommation n’est nullement concernée dans de tels cas. «Ces incidents peuvent être du ressort de phénomènes naturels, tels que les orages ou les chutes d’arbres», a précisé l’invité de la Chaîne III. M.Bouterfa explique donc la bonne nouvelle. La Sonelgaz dispose de réserves estimées entre 200 et 250 mégaWatts, a fait savoir le patron de la compagnie nationale de l’électricité qui nous prédit une fin d’été sans encombres. Questionné sur son appel à la rationalisation qui a été interprété comme un signe qui serait annonciateur du recours au délestage, il s’est expliqué clairement: «Rationaliser fait partie des bonnes pratiques. Faire tourner des climatiseurs dans des appartements vides fait partie des habitudes à proscrire», a très justement tenu à souligner M.Noureddine Bouterfa. Surtout que la demande a été importante cet été, comparativement à celle de l’année dernière. Dans certaines wilayas du Sud, Béchar, Tindouf, Adrar, Tamanrasset ou Illizi, la consommation a augmenté de 50% en l’espace d’une année.
Ce phénomène est-il lié à la réduction des prix de l’électricité de 50% dont ont bénéficié les habitants du Sud et qui est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2008? A moins que cela soit dû aux chaleurs qui règnent dans ces régions à certaines époques de l’année. A In Salah, le thermomètre flirte avec les 50° C en été. Il ne faut pas oublier que Sonelgaz compte plus de 4,5 millions d’abonnés qui sont connectés à son réseau. L’Algérie compte, malgré l’immensité de son territoire, un taux impressionnant de pénétration. La couverture des besoins de l’Algérie en énergie électrique a atteint un taux de 97%. Sonelgaz possède un plan de développement audacieux. Il prévoit l’installation de nouvelles centrales. Un projet de 49 unités d’une puissance de 4500 mégaWatts. M.Bouterfa a aussi abordé l’état des finances de sa compagnie.

(source : lexpressiondz.com)

Lundi 21 Juillet 2008

«Rationaliser fait partie des bonnes pratiques. Faire tourner des climatiseurs dans des appartements vides fait partie des habitudes à proscrire».

Noureddine BOUTERFA, PDG de Sonelgaz.

Lundi 21 Juillet 2008

Alors que le cours de la tomate est au plus bas, c’est l’apparition d’un nouveau ravageur qui mobilise les fellah de la région côtière s’étalant entre Stidia et Aâchaâcha. Apparue discrètement dans les serres de tomates à la fin de l’hiver, ce parasite dont le nom scientifique est « Tuta absoluta » est un microlépidoptère spécifique des pays d’Amérique latine où il est connu depuis des dizaines d’années.

Il aura été signalé à l’intention des services agricoles –Chambre de l’agriculture et Station de protection des végétaux- par Mohamed Delli, agriculteur à Sidi Lakhdar . Le ravageur a été également signalé en Espagne dès 2006 à Valence, puis sur l’ile d’Ibiza en 2007. Considéré comme un organisme de quarantaine par l’OEPP (Organisation Européenne et Méditerranéenne de Protection des Plantes) ce ravageur peut détruire la totalité d’une culture grâce à une très forte capacité de multiplication ; une femelle adulte serait capable de pondre entre 50 et 150 œufs. Dans la région de Mostaganem, les larves de l’insecte auront causé d’énormes dégâts dans les cultures sous serres, mais également sur celles de plein champ. Par endroit, les dégâts auront provoqué près de 100% de pertes. Les fellah de Aâchaâcha qui s’étaient engagé avec un partenaire espagnol sur un programme d’exportation sont totalement désemparés par l’arrivée de ce nouveau ravageur. Le Maroc voisin, qui exporte vers l’Europe près de 200.000 tonnes de tomates fraiches aura té miraculeusement épargné jusqu’à présent. Ce qui le met à l’abri des mesures de rétorsion qu’implique la mise en quarantaine des ses produits. Outre ses effets dévastateurs sur la production de tomate, cette mineuse qui dévore feuilles et fruits, met un bémol à la première expérience d’exportation de tomate algérienne. Les agriculteurs qui préparaient la campagne d’arrière saisons se seraient majoritairement rétractés, préférant attendre l’arrivée incertaine d’un produit miracle qui mettrait leurs cultures à l’abri. A Hassi Mamèche, un producteur, constatant les premières attaques aura fait le douloureux choix de labourer un champ de jeunes plants.

(source : elwatan.com)

 

 


Lundi 21 Juillet 2008

La valorisation des eaux de Sahara septentrional option hauts plateaux fera l'objet d'une étude pour laquelle un avis d'appel d'offres national et international restreint vient d'être lancé par l'Office national de l'irrigation et du drainage (ONID).

Afin de s'adjuger les services d'un bureau d'études à la hauteur de la mission qui lui sera confiée, l'ONID a placé la barre très haut, en exigeant aux postulants des références telles qu'un chiffre d'affaires supérieur à un montant annuel de 3 milliards de dinars algériens ou l'équivalent en devises étrangères dans les trois dernières années dont 1 milliard de dinars algériens ou l'équivalent en devises étrangères dans les études hydrauliques. Il est également exigé des potentiels soumissionnaires un minimum de dix projets d'études réalisés dans le domaine de l'eau potable durant les dix dernières années, dont le montant de chaque projet doit être égal ou supérieur à cent millions de dinars algériens ou l'équivalent en devises étrangères. Chaque soumissionnaire doit, par ailleurs, justifier de la disponibilité d'un cash-flow de 200 millions de dinars algériens ou l'équivalent en devises étrangères. Les objectifs à atteindre dans le cadre de cet appel d'offres consistent en l'établissement des études et des contrats de travaux pour quatre missions du projet, à savoir, l'élaboration d'un programme de reconnaissance hydrogéologique à exécuter par l'ANRH et élaboration de l'étude des champs captants «Djelfa I» prioritaire et «Grand Erg occidental», la réalisation de l'étude du transfert à partir de Oued Djedi, la réalisation de l'étude du réseau de collecte du champ captant du projet Djelfa I, et enfin la réalisation de l'étude d'impact du projet Djelfa I.

L'ouverture des plis relatifs aux offres techniques se tiendra le 31 août de l'année en cours.

Les responsables des institutions en charge de la gestion de l'eau en Algérie, en Libye et en Tunisie ont, pour rappel, approuvé, début juin 2008, le programme d'activités du mécanisme de concertation du Système aquifère du Sahara septentrional (SASS). Ce mécanisme, «une première en Afrique», concerne un bassin d'eau souterraine transfrontalier, partagé par les trois pays qui prônent une gestion concertée de ces ressources en eau. Développé sous l'impulsion de l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), le mécanisme de concertation vient couronner la démarche que l'Observatoire a menée depuis le début du projet SASS en 1999. Le SASS renferme des ressources colossales estimées à 30.000 milliards de m3 et s'étend sur une surface totale de près de 1 million de km² dont 700.000 se trouvent en Algérie, 80.000 en Tunisie et 250.000 en Libye. Gisant sous une région saharienne aride, cet aquifère revêt une importance stratégique pour le développement dans une région qui abritera, à l'horizon 2030, près de 8 millions d'habitants.

(source : lequotidien-oran.com)

 

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