Mercredi 30 Avril 2008

Zero mercure
Les enjeux sont importants : métal fortement toxique, le mercure altère le système nerveux, même à des taux d’exposition relativement bas, il est également particulièrement nocif pour le développement des embryons.
De nombreux rapports incitent à la prudence et surtout à la limitation de la consommation de certains poissons du début de la grossesse jusqu’à la fin de l’allaitement.
Enfin, il s’accumule dans le corps des hommes et des animaux et peut se concentrer dans toute la chaîne alimentaire, surtout chez certains poissons prédateurs tels que l’espadon, le requin, le marlin, le brochet et le thon.
Le mercure ne connaît bien sûr aucune frontière nationale ou régionale, ses émissions se déplacent sur de longues distances dans l’atmosphère contaminant ainsi l’approvisionnement magrébin et mondial de denrées alimentaires à des taux qui présentent des risques considérables pour la santé humaine, la faune, la flore et l’environnement en général (*).
Il est donc clair que même si des progrès ont été réalisés pour réduire l’utilisation et le rejet de mercure anthropique, les mesures actuelles ne permettent pas encore de réduire le taux de mercure chez certains poissons et dans certains fruits de mer jusqu’à un niveau considéré “sans danger” pour la consommation.
La démarche tend donc à réduire à un « taux zéro » les émissions, ainsi que l’offre et la demande en mercure provenant de toutes les sources que l'Etat  devrait contrôler, et ce en vue de diminuer le plus possible la présence de mercure dans l’environnement à la fois au niveau du littoral algerien ainsi qu'au niveau de l'Afrique du nord dans le cadre de l'UMA.

il est impératif de:

- suivre le processus au niveau national
- avancer des propositions législatives pour la mise en place d’une stratégie communautaire sur le mercure (restriction de l’utilisation du mercure dans certains dispositifs de mesure et de contrôle non électriques ou non électroniques (thermomètres, baromètres, etc.).
- entreprises algériennes du secteur du chlore et de la soude , il faut s’assurer que les actuelles cellules d’électrolyse seront remplacées rapidement par des technologies plus propres sans mercure et que le mercure qui n’est plus utilisé sera stocké de manière sûre et ne réapparaîtra pas sur le marché.
- procéder à un contrôle strict des rejets industriels vers la mer.

(*) les taux de mercure ont triplé ces 150 dernières années en raison des activités humaines.

 

publié par BARIQ 21 dans: Communiqués
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